Tsundoku #1

Au final maintenant, le must-have d’un blog, l’incontournable, c’est la fameuse wish-list ! Moi je l’appellerai « tsundoku« … Quésako ?!

On entend beaucoup parler du tsundoku ces derniers temps. Ce mot vient du japonais « Tsundeoku » : empiler des choses, « dokusho » : lire des livres. Vous l’aurez compris, cela signifie, en gros, « empiler de la lecture ». Selon Télérama (bobo intello inside), ce phénomène viendrait de l’ère Meiji, pendant laquelle les bourgeois s’amusaient à empiler des bouquins, sans les lire, juste pour paraître hautement intellectuels et cultivés (je suis sûre qu’on pourrait inventer plein de termes rigolos comme celui-ci pour parler des blogueurs qui mettent en scène leur salon pour nous faire croire qu’il est admirablement bien rangé et trop design, alors qu’on sait tous qu’ils ont une pile de vieux magazines sous la table basse, des gros moutons sous le canapé, et sûrement une vieille plante verte crevée sur une étagère. NOUS NE SOMMES PAS DUPES !!!). Selon d’autres sources, ce serait la petite fille d’un internaute nippon qui aurait eu la jolie idée de ce terme, décrivant parfaitement la névrose propre à tous les passionnés de lecture et de livres !

Du coup, moi je vous propose un rendez-vous mensuel pour vous faire part de mes lectures en attente, de mon « tsundoku » personnel ! Tous les livres ne seront pas chroniqués, mais cela pourra vous donner des idées !

Mes envies de ce mois-ci, toutes en gentille pile dans mon salon, se composent de bédés, d’un essai, de deux romans cultes américains et d’un beau roman iranien.

1. Neil Young – Harvest, par Christophe Pirenne, 2014, Editions Densité : c’est en déambulant dans les rayons du Bal des Ardents à Lyon que j’ai découvert cette petite collection d’essais sur la musique, Discogonie. Un auteur décortique un album culte, tout en s’appuyant sur le graphisme et la maquette. Ainsi, le nombre de pages sera imposé par le nombre de minutes que dure un album (autant vous dire que je trouve ce concept FABULEUX !). Et on parle de l’album, du son, de la musique, et pas de l’artiste en lui-même (sinon autant lui demander d’écrire son autobiographie, au moins ce sera fait). Voilà, je suis fan absolue de Neil Young, et Harvest est définitivement mon album préféré de tous les temps de le monde jusqu’au fin fond de la galaxie et de l’univers. J’attends juste le bon moment pour me plonger dans ce petit ouvrage qui semble déjà un peu magique.

2. Délivrance, par James Dickey, 2015 pour l’édition poche Collection Totem chez Gallmeister, 2013 pour la réédition chez Gallmeister, 1970 pour l’édition originale : Attention âmes sensibles s’abstenir ! Dire que je découvrirai Délivrance lors de sa lecture serait un mensonge. En effet, ce roman n’est autre que l’oeuvre qui a inspiré le film du même nom de John Boorman, avec Brut Reynolds et Jon Voight. Délivrance c’est un solo de banjo célèbre, une course poursuite dans la nature sauvage, le pire de l’horreur humaine, la survie à tout prix. Quatre amis aux caractères très différents (le mâle charismatique en osmose avec la nature, l’homme placide, le rondouillard tête de turc et le peureux) décident de mener une expédition sur une rivière qui va bientôt disparaître suite à la construction d’un barrage. C’est au milieu des forêts et montagnes que le cauchemar va commencé, et le danger ne vient pas forcément de la nature. Le film m’avait tellement marquée et horrifiée que je frissonne (de plaisir) d’avance ! Délivrance a obtenu le prix Médicis étranger en 1971, et le film a été nommé aux Oscars en 1973.

3. Aya de Yopougon, T.2, par Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, 2006, Collection Bayou chez Gallimard: On ne présente plus cette jolie bande-dessinée qui prend place en Côte-d’Ivoire, à la fin des années 70. J’avais beaucoup aimé le premier tome, emprunté à la bibliothèque, et j’attendais que la suite revienne pour pouvoir l’emmener chez moi. Ce qui m’avait plu, outre le graphisme qui est superbe et les teintes flamboyantes, c’est la bonne humeur qui se détachait de cette histoire, ses personnages hauts en couleurs et l’utilisation d’un dialecte ivoirien (accompagné d’un petit lexique à la fin du livre).

4. Notes, T.7, Formicapunk,  par Boulet, 2012, Editions Delcourt : Là encore, pas besoin de s’étaler longtemps sur le talent de conteur et de dessinateur de Sieur Boulet ! Petit teasing : la semaine prochaine s’ouvre l’exposition « T’imagines? » de Boulet au musée des Confluences à Lyon, et je compte bien y faire un tour et vous en parler par ici ! Les Notes reprennent les planches de son blog, mélangeant toujours subtilement sciences, métaphysique, pop culture, geekeries, humour et poésie. Oui, tout ça à la fois, et fait avec brio s’il vous plait !

5. C’est moi qui éteins les lumières, par Zoya Pirzad, 2011, Editions Zulma : Je craque sur les libres de Zulma, « petite » maison d’édition pointue. De belles couleurs, de jolies formes géométriques…et de fantastiques auteurs. C’est eux qui avaient publié Rosa Candida, d’Audur Ava Olafsdottir. Dans le cadre de ma formation, je dois « créer » une sélection complète de littérature iranienne pour un rayon pour mon cours sur le rayon littérature étrangère. Du coup je suis obligée de me plonger dans la littérature persane, pour mon plus grand plaisir ! La femme de mon cousin est iranienne et m’a conseillée plein de livres, j’ai hâte de les découvrir. Zoya Pirzad est une auteur iranienne très renommée, et ses livres sont beaucoup appréciés à l’étranger. Dans celui-ci, elle nous narre l’histoire de Clarisse, une femme douce, intelligente et généreuse, de sa vie dans son quartier et au sein de sa famille, et de sa rencontre avec ses nouveaux voisins, des arméniens d’Iran. J’espère avoir le temps de vous en dire plus quand je l’aurai lu !

6. La conjuration des imbéciles, par John Kennedy Toole, 1980, 10/18 :  Encore un américain ! Roman posthume, La conjuration des imbéciles n’en est pas moins le roman culte de John K. Toole, où l’on rencontre un loser magnifique comme sait si bien en créer l’Amérique contemporaine, obèse, arrogant, célibataire vivant chez sa mère, et où nous allons suivre ses aventures et frasques multiples, dans la Nouvelle-Orléans.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Voici pour ce mois-ci ! On se retrouve en juillet pour un nouveau tsundoku ! En attendant je vais profiter du soleil et d’un coin d’ombre pour bouquiner ! A très vite !

Publicités

Une réflexion sur “Tsundoku #1

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s