Tsundoku #2

Juillet est déjà là, et les grosses chaleurs avec. Ce temps a tellement tendance à m’assommer que je lutte pour lire quelques pages. Je préfère flâner dans les rares lieux ombragés voire même m’étendre et dormir sous le ventilateur. Je finis tout juste un joli recueil de nouvelles de Zoyâ Pirzâd, Comme tous les après-midi. Et comme d’habitude, la liste de ce que je veux et dois lire s’allonge de jour en jour, contrairement au nombre de chiffres sur mon compte en banque (merci la bibliothèque !).

Me revoici donc pour un nouveau tsundoku ! Ce mois-ci, de la bd, encore, et du roman ! Du récent, et du déjà culte !

 

1. Le Livre de Yaak : Chronique du Montana, par Rick Bass, 2007 pour la collection Nature Writing chez Gallmeister, 1996 pour l’édition originale : la monomaniaque est de retour ! Rick Bass est un des auteurs phares du nature writing, et il nous livre ici un beau recueil de petits récits et pensées, sur le Montana, et plus particulièrement sur la vallée de Yaak où il vit, un des derniers bastions de wilderness aux Etats-Unis, où la nature sauvage est encore intacte. Apparemment ces courts écrits renferment des trésors de réflexion sur l’humanité, la nature, et notre rapport à celle-ci. Un livre hautement écologique et sincère, qui va me faire voyager, j’en suis sûre !

 

2. L’Arabe du futur, T.2, par Riad Sattouf, 2015, Editions Allary : Le talentueux Riad Sattouf revient avec la suite de sa bande-dessinée autobiographique, L’Arabe du futur. Le premier tome n’a même pas 2 ans et c’est déjà un livre culte, écoulé à plus de 200000 exemplaires dans le monde entier. Dans ce nouveau tome, Riad Sattouf nous conte avec beaucoup de candeur son enfance syrienne, après la Libye de ses premières année. L’entrée à l’école, la découverte de l’arabe, mais aussi la violence d’un pays en proie à la pauvreté, et les désillusions d’un père qui semble pourtant toujours optimiste et décalé, ayant une foi sans mesure dans le panarabisme. Adorant le travail de Sattouf, je ne peux qu’être impatiente de découvrir cette nouvelle oeuvre (j’ai un peu triché, je l’ai lu en partie directement en librairie hihi !)

 

3. Le Colonel, par Mahmoud Dowlatabadi, 2012 pour la traduction française aux éditions Libella, 2009 pour la version originale : Nous restons dans le Moyen-Orient et passons en Iran. Je suis toujours sur ma lancée de lectures persanes, dans le cadre de mon travail en formation. Ce roman grave et poignant revient sur les souvenirs du colonel, comment il servit le Shah, les drames qu’il doit surmonter lors de la Révolution de 1979, sa famille éclatée, sacrifiée, ravagée, par la guerre, la grande histoire et la folie des hommes. Ce livre m’a été conseillé par ma cousine iranienne, et j’ai vraiment hâte de me plonger dedans, bien que sa lecture s’annonce difficile au vu du contenu.

 

4. Dieu et nous seuls pouvons, par Michel Folco, 1991, Points : Encore un roman culte ! Ca fait très longtemps que je dois me plonger dans l’oeuvre de Folco. Celle-ci a la réputation d’être décalée et très bien documentée. Dieu et nous seuls pouvons est son premier roman, qui se passe dans l’Aveyron du 17ème siècle, et qui suit un héros n peu particulier : en effet, Justinien Trouvé embrasse la carrière de…bourreau. Ce qui m’attire particulièrement, outre le sujet, est bien sûr cette faculté de créer une oeuvre de fiction tellement bien documentée qu’on pourrait se croire plonger dans une biographie. Et l’idée de retrouver les descendants du héros dans les autres romans de Folco m’intrigue également (surtout pour La Jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolf Hitler)

 

5. Je ne verrai pas Okinawa, par Aurélia Aurita, 2008, Les Impressions Nouvelles : cette petite bande-dessinée en noir et blanc raconte le parcours d’une jeune fille qui tombe amoureuse d’un homme et d’un pays, le Japon, et qui malheureusement va devoir entamer un parcours du combattant pour rejoindre les deux, affrontant obstacles après obstacles la ridicule et procédurière administration nippone. Cette jeune fille, c’est elle Chenda, puisque son véritable nom est Hakchenda Khun. Aurélia Aurita s’était fait connaître grâce à sa (très belle) bande-dessinée érotique Fraise et chocolat, pleine de subtilité et d’amour. Elle nous emmène ici dans une sphère certes intime, mais beaucoup plus ubuesque et qui nous pousse à réfléchir sur la manière dont nous traitons les étrangers et les immigrés, malgré tous les beaux discours sur la mixité des cultures.

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Il est temps d’aller se rafraîchir et somnoler un peu…Et on se retrouve au mois d’août pour un autre tsundoku ! En attendant, hydratez-vous, abritez-vous, amusez-vous, perdez-vous dans les méandres d’une bibliothèque !

Et une petite chanson qui va de paire avec le temps je trouve !

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