Tsundoku #4

Le voici le voilà notre rendez-vous mensuel ! Je suis désolée de m’être faite autant attendre pour ce mois de septembre, mais je n’ai pas une minute à moi ! La formation s’accélère et j’ai de plus en plus de mal à prendre du temps pour moi. Promis, je vais faire un effort pour les semaines à venir !

On retrouve donc notre tsundoku, avec une spécificité pour ce mois-ci : c’est un tsundoku spécial Rentrée Littéraire (ooooouuuh quelle originalité !). Pour le moment je n’ai juste pas eu le temps (ni les moyens financiers, avouons-le) de me plonger véritablement dedans, mais en faisant le tour de certaines de mes librairies préférées, et en discutant avec mes libraires, j’ai pu noter quelques idées de lecture. J’ai également commencé Boussole, de Mathias Enard, mais j’ai laissé tomber. J’adore les références qui ponctue ce roman (je suis très curieuse si ce n’est subjuguée par le Moyen-Orient (Iran, Liban, Israël/Palestine etc…), j’adore les romans fantastiques inspirées des légendes caucasiennes, j’ai adoré visité Budapest, j’aime la littérature persane…Bref, j’aurai du être emballée par ce livre. Au final je le trouve trop bavard, trop référencé. La plupart des anecdotes semblent combler un vide et ne font en rien avancer l’histoire. Du moins, c’est le ressenti que j’en ai eu. Cependant l’écriture est magnifique, et il est vraiment dommage que les multiples et trop nombreux points culturels extrêmement érudits alourdissent le propos, car cela empêche un peu l’esprit de vagabonder vers des contrées apparaissant mystérieusement entre les vapeurs d’opium.

 

1.L’Infinie Comédie, de David Foster Wallace, L’Olivier (1996 pour l’édition originale) : J’attaque fort, avec un pavé de presque 1500 pages. 20 ans. Il aura fallu 20 ans pour que le chef d’oeuvre de David Foster Wallace, auteur américain disparu trop tôt (il se donnera la mort en 2008 à seulement 46 ans, touché par une très grave dépression). L’Infinie Comédie est entrée depuis longtemps au panthéon de la littérature américaine, rendant le livre culte. Dans un futur proche, et dans une Amérique fantasmée, rongée par la société du divertissement, l’écrivain nous plonge dans une aventure loufoque et sombre à la fois.

 

2. La septième fonction du langage, de Laurent Binet, Grasset : La première fois que j’ai vu ce livre sur une table de librairie, je me suis dit « Ouhla ! Ca ce n’est clairement pas un livre pour moi ! Un titre [que je trouve] chiant, une référence à Roland Barthes, une couverture un peu surréaliste… Au secours ! Un auteur français ! » (oui pardon je n’ai pas encore trouvé beaucoup d’auteurs français qui me transportent, mais ne vous inquiétez pas, j’ai une liste longue comme mon bras, et je vais vite y remédier !). Et puis j’ai regardé la Grande Librairie avec Laurent Binet (en fait à la base je regardais pour l’entretien avec Jim Harrisson 😀 ) et je me suis dit : « Et pourquoi pas ?! ». Binet réinvente la mort de Roland Barthes (somme toute très banale) pour en faire un feuilleton policier complotiste dans lequel il met en scène les personnages politiques et intellectuels de l’époque, dans une sorte de frénésie burlesque et érudite.

 

3. Illska, d’Eirikur Örn Norđdahl, Editions Métailié (2012 pour l’édition originale): ce roman islandais, beaucoup plus grave que les précédents dans la forme, évoque nos sociétés contemporaines à l’ombre des néo-fascismes , à travers un triangle amoureux sous tension. Omar et Agnès s’aime, et ont un enfant. Agnès écrit une thèse sur l’extrême-droite. Elle rencontre alors Arnor, un néo-nazi cultivé, qui l’intrigue et l’attire. C’est le début d’une plongée dans une Europe en crise (économique, politique, idéologique) et ses fantômes de l’Histoire. J’ai hâte d’avoir ce livre en les mains. J’avais beaucoup apprécié la manière dont Stieg Larsson avait réussi à combiner son sujet de recherche de prédilection (la montée des extrémismes en Scandinavie) avec la fiction. J’espère retrouver la même chose ici, étant particulièrement en recherche de documentation sur ces questions qui me semblent primordiales à l’heure actuelle, avec l’idée de ne pas oublier les horreurs que notre continent a traversé récemment et traverse encore aujourd’hui, pour éviter que les idéologies dangereuses ne prolifèrent encore plus vite.

 

4. Soundtrack, Furukawa Hideo, Editions Philippe Picquier (2003 pour l’édition originale) : encore un roman étranger pas si récent qui vient seulement d’être traduit en France. Deux enfants grandissent éloignés de tout dans un Japon post-apocalyptique. Après avoir appris à survivre loin de toute activité humaine, les voilà qui se retrouvent dans une Tokyo ravagée par le réchauffement climatique. Commence alors une nouvelle forme de survie. Furukawa signe un pamphlet révolutionnaire et enlevé sur la catastrophe climatique qui s’annonce. Un texte qui semble fort et poignant !

 

5. Funny girl, Nick Hornby, Stock : Il aurait été étrange que je ne mette pas le dernier Hornby dans mon tsundoku ! Je suis fan de cet auteur, depuis mes 15 ans ! Je l’avais découvert avec High Fidelity (Haute fidélité). Son style drôle ponctué de références pop parle à l’amatrice de musique que je suis. Bien que certains de ces derniers romans ne m’aient pas plus plu que ça, je suis une lectrice assidue. Cette fois-ci l’anglais nous transporte dans les Swinging Sixties, dans le milieu de la TV, où l’héroïne, jeune star de la BBC, va devoir apprendre à faire des choix pour continuer dans la voie qui la fait vibrer : faire rire les gens ! Un peu plus de légèreté et beaucoup de tendresse pour finir cette sélection mensuelle ! 🙂

 

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A très vite pour une nouvelle chronique littéraire !

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